Le romancier et journaliste Philippe Vasset a reçu ce lundi 2 novembre à Paris le prix Médicis 2026 pour Dans les grandes lignes (Flammarion). Une récompense qui lance la semaine des grands prix littéraires, avant le Goncourt et le Renaudot attendus ce mardi.
Ce qu’il faut savoir
Réuni au restaurant La Méditerranée, à Paris, le jury du Médicis a tranché de justesse. Selon Livres Hebdo, Philippe Vasset l’a emporté par 5 voix contre 4 face à Lucie Rico, finaliste avec Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? (P.O.L).
Paru le 26 août, Dans les grandes lignes est le quatorzième livre de l’auteur. Il suit le tracé des lignes à haute tension à travers la France, au fil de paysages peu connus et de rencontres inattendues, et interroge ce que l’électricité, omniprésente mais invisible, fait aux territoires comme aux esprits.
Le palmarès complet du Médicis 2026 :
- Roman français : Philippe Vasset, Dans les grandes lignes (Flammarion)
- Roman étranger : Eva Baltasar, Déclin et fascination, traduit du catalan par Annie Bats (Verdier)
- Essai : Jean-Baptiste Del Amo, Une éclaircie (Stock)
- Prix spécial du jury : Richard Zenith, Pessoa, l’œuvre-vie, traduit par Nicolas Richard (Seuil)
Le contexte
Né en 1972, Philippe Vasset mène depuis le début des années 2000 une double carrière d’écrivain et de journaliste, dans la presse d’information spécialisée. Son premier roman, ScriptGenerator®™, est paru en 2004. Le Médicis vient couronner une œuvre singulière, souvent attachée aux lieux que l’on ne regarde pas.
Le jury, présidé cette année par Pascale Roze, réunit notamment Marie Darrieussecq, Andreï Makine, Patrick Grainville et Dominique Fernandez. Le prix succède à celui d’Emmanuel Carrère, distingué en 2025 pour Kolkhoze (P.O.L), un livre qui a dépassé les 255 000 exemplaires vendus selon Livres Hebdo.
Côté étranger, la Catalane Eva Baltasar est récompensée pour le portrait d’une femme qui, après avoir perdu son emploi à Barcelone, devient femme de ménage et partage une maison sans chauffage. Jean-Baptiste Del Amo, lui, reçoit le prix de l’essai pour un texte né d’une nuit passée au musée du Prado, à Madrid, sur les traces de Goya.
Et maintenant ?
Place au rendez-vous le plus attendu de la rentrée littéraire. Le prix Goncourt sera proclamé ce mardi 3 novembre chez Drouant, à Paris, en même temps que le Renaudot. Quatre romans restent en lice depuis le 27 octobre :
- Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)
- Philippe Jaenada, L’inconnue du quai de Javel (Flammarion)
- Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard)
- Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac (Minuit)
Le jury, présidé par Philippe Claudel, rendra son verdict après une sélection marquée en septembre par le retrait du roman de Thélyson Orélien, visé par des accusations de plagiat et de recours à l’intelligence artificielle. L’an dernier, Laurent Mauvignier avait été élu dès le premier tour pour La Maison vide. Le prix Femina, enfin, sera remis mercredi 4 novembre.
À lire aussi sur le site : les portraits d’Anne Sinclair et de Claire Chazal, deux journalistes également autrices de livres.
